← Tous les articles

Critère 5 Qualiopi : qualification des intervenants (indicateurs 21 et 22)

Le critère 5 Qualiopi (qualification et développement des compétences des personnels) : indicateurs 21 et 22, CV des formateurs, plan de développement. Preuves.

Mis à jour le 15 juin 2026

Critère 5 Qualiopi : qualification des intervenants (indicateurs 21 et 22)

Le critère 5 de Qualiopi porte sur la qualification des intervenants et le développement de leurs compétences. C’est le critère le plus court, seulement deux indicateurs (21 et 22), mais il est structurant : il atteste que les personnes qui forment sont compétentes et le restent. Voici les preuves attendues.

Les 2 indicateurs du critère 5

IndicateurObjetNC possible
21Compétences des intervenants démontréesmajeure
22Gestion et développement des compétences des personnelsmajeure

Les deux indicateurs ne tolèrent qu’une non-conformité majeure : une faille sur le critère 5 bloque directement la certification. C’est donc un critère à ne pas négliger malgré sa concision.

Indicateur 21 : Des compétences démontrées

Vous devez démontrer les compétences des acteurs qui interviennent dans vos formations (formateurs, intervenants, qu’ils soient salariés ou sous-traitants). La preuve repose sur des éléments objectifs : CV, diplômes, certifications, attestations d’expérience, habilitations.

Le point d’attention : la compétence doit être cohérente avec la formation dispensée. Un excellent CV hors sujet ne suffit pas, il faut le lien entre le profil de l’intervenant et le contenu qu’il anime. Une matrice de compétences (qui anime quoi, avec quelle qualification) est l’outil idéal pour le démontrer.

Indicateur 22 : Développer les compétences

Vous devez mettre en œuvre une démarche de gestion et de développement des compétences de vos personnels : plan de développement des compétences, formations suivies par les intervenants, entretiens professionnels, veille pédagogique des formateurs.

Point clé : l’auditeur attend une dynamique (des actions concrètes de montée en compétences sur la période), pas une simple photographie figée. Un formateur qui n’a suivi aucune action de développement depuis des années sur un domaine évolutif est un point de fragilité.

Les preuves à réunir

IndicateurPreuves typiques
21CV à jour, diplômes, certifications, habilitations, attestations d’expérience, matrice de compétences, critères de sélection des intervenants
22Plan de développement des compétences, attestations de formations suivies, comptes rendus d’entretiens professionnels

Le cas des sous-traitants et formateurs occasionnels

Beaucoup d’organismes font appel à des formateurs externes. Pour eux aussi, vous devez pouvoir présenter une preuve de compétence (indicateur 21). C’est l’occasion de rappeler le lien avec l’indicateur 27 (maîtrise de la sous-traitance) : vous devez non seulement prouver la compétence du sous-traitant, mais aussi qu’il respecte vos exigences qualité. Tenir à jour un dossier par intervenant, même occasionnel, évite les mauvaises surprises en audit.

Exemple concret : la matrice de compétences

L’outil idéal pour le critère 5 est une matrice de compétences simple : une ligne par intervenant, des colonnes pour le rôle, la qualification (diplôme/certification), l’expérience, les habilitations, et les formations suivies récemment. Exemple :

IntervenantAnimeQualificationDernière action de développement
A. MartinModule sécuritéDiplôme + 10 ans terrainRecyclage SST 2025
B. DupontModule bureautiqueCertification éditeurMOOC pédagogie 2026

Cette matrice répond d’un coup aux deux indicateurs : elle démontre la compétence (indicateur 21) en la reliant à ce que chacun anime, et elle prouve la dynamique de développement (indicateur 22) via la dernière colonne. Tenez-la à jour et elle devient votre meilleure preuve.

Le piège du formateur « historique »

Un cas fréquent d’écart : le formateur expérimenté dont le CV n’a pas été actualisé depuis cinq ans et qui n’a suivi aucune formation récente. Son expérience ne fait pas de doute, mais l’absence de trace de développement (indicateur 22) crée l’écart, et comme c’est un super-indicateur, il est majeur. La parade : documenter même les actions informelles de montée en compétences (veille métier, participation à des webinaires, échanges de pratiques) dès lors qu’elles sont tracées.

Sélectionner et intégrer un nouvel intervenant

Le critère 5 se joue aussi en amont, dans votre processus de sélection. L’auditeur apprécie que vous puissiez expliquer comment vous choisissez un intervenant : critères de compétence, vérification des diplômes et habilitations, adéquation au contenu. Formaliser ces critères (même en une page) démontre que la compétence n’est pas laissée au hasard. À l’intégration, conservez dès le départ le dossier de l’intervenant : CV, justificatifs, périmètre d’intervention. Cela évite la course aux pièces manquantes la veille de l’audit, fréquente avec les formateurs occasionnels.

Compétences pédagogiques, pas seulement techniques

Un point souvent sous-estimé : la compétence attendue n’est pas que technique (maîtriser le sujet), elle est aussi pédagogique (savoir le transmettre). Pour un expert métier qui forme, l’auditeur peut s’intéresser à sa capacité d’animation et à son éventuelle formation de formateur. Documenter une action de développement sur la pédagogie (formation de formateur, accompagnement, retours d’évaluation des stagiaires exploités) renforce nettement les indicateurs 21 et 22. C’est aussi un bon réflexe qualité : les appréciations des stagiaires (critère 7) nourrissent le développement des compétences de vos formateurs, la boucle est vertueuse.

Le réflexe qui sécurise le critère 5

Le critère 5 piège sur la mise à jour des CV et sur la trace des actions de développement. Un CV de formateur datant de plusieurs années, ou l’absence de preuve des formations suivies, créent l’écart (et comme les deux indicateurs sont des super-indicateurs, l’écart est majeur. Centraliser les justificatifs de chaque formateur) CV, diplômes, habilitations, formations suivies, au même endroit que ses interventions garantit un dossier toujours prêt et cohérent.


Ce critère s’inscrit dans le guide des 32 indicateurs. Précédent : critère 4 · Suivant : critère 6. Vue d’ensemble : le guide complet Qualiopi. Gérez vos intervenants avec Certeef.

Questions fréquentes

Que couvre le critère 5 de Qualiopi ?
Le critère 5 porte sur la qualification et le développement des compétences des personnels chargés des prestations. Il regroupe deux indicateurs : l'indicateur 21 (compétences des intervenants démontrées) et l'indicateur 22 (gestion et développement de ces compétences).
Comment prouver la compétence des formateurs (indicateur 21) ?
Avec les CV, diplômes, certifications et attestations d'expérience des formateurs et intervenants, démontrant que leurs compétences sont en adéquation avec les formations qu'ils dispensent.
Qu'attend l'indicateur 22 de Qualiopi ?
Il attend une démarche active de développement des compétences des personnels : plan de développement des compétences, formations suivies par les intervenants, entretiens professionnels. La preuve doit montrer une dynamique, pas un état figé.
Le critère 5 s'applique-t-il aux formateurs sous-traitants ?
Oui. Que vos intervenants soient salariés ou sous-traitants, vous devez démontrer leur compétence (indicateur 21) en adéquation avec les formations dispensées. Pour les sous-traitants, cela rejoint aussi l'indicateur 27 sur la maîtrise de la sous-traitance.

Prêt à dérisquer votre prochain audit ?

Une démo de 30 minutes, un cas appliqué à votre OF, et un devis sous 24 h. Sans pression, sans engagement.

Pas de carte bancaire requise

© 2026 Certeef